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  • Sophie Bougeard

L'écoute, où es-tu ?


Ce n'est pas parce que j'ai raison que ma parole est juste. Elle peut être juste pour mon voisin mais absolument erronée pour la personne vivant à l'autre bout de la planète. Regardons le chiffre 6, pour l'un ce sera bien un 6 mais pour l'autre qui se trouve de l'autre côté, ce sera un 9.

Qui sommes-nous pour nous dire que notre parole est juste et est la vérité ? Peu importe qui parle, il aura sa vérité mais cette vérité sera-t'elle écoutée par les autres afin que chacun puissse donner son point de vue ? Non, on est là à couper la parole sans écouter l'autre jusqu'au bout pour juste avoir le dernier mot, c'est moi qui ai raison ! Où est passé ce temps d'échange qui nous permettait à tous de nous enrichir dans l'écoute de l'autre ? Je serai le premier, tu seras le dernier... le dernier par rapport à qui, à quoi, à notre petit égo, notre orgueil qui nous fait croire que nous sommes, que je suis une personne plus importante que l'autre car je lui ai fermé son bec. Quelle illusion, quelle stérilité ! Nous, les humains, nous sommes là pour vivre ensemble, échanger, partager dans la parole, dans les actes et que faisons-nous, nous nous divisons car cela nous a été enseigné depuis notre toute petite enfance. Nous avons mis de côté le plaisir de jouer, le plaisir de partager, le plaisir d'écouter. Seule la division règne jusque maintenant, maintenant où nous avons l'occasion de reprendre notre liberté, cette liberté perdue de penser et exprimer. Nous avons tellement d'exemples contradictoires autour de nous que cela nous bouscule et ce n'est pas pour rien. Certains sont perdus, déboussolés, dans la peur, ne sachant que faire ou bien alors se soumettent à l'autorité. J'aime à penser que nous reprenions chacun, chacune nos rênes en mains, que nous arrivions tous à nous écouter à nouveau, écouter notre corps, notre coeur, notre ressenti par rapport aux situations. Comment je vibre à l'intérieur ? Est-ce serré, angoissant ou bien ouvert, plaisant, apaisant ?

Nous avons oublié que nous avons joué étant enfant, nous avons oublié notre part d'humanité, cette main tendue pour nous ou pour l'autre, nous avons été séparé de cette humanité à ne plus prendre le temps de nous écouter aussi bien extérieurement mais surtout intérieurement. J'aime à croire que cela soit encore possbile et que notre enfant intérieur ait toujours envie de jouer.

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